Dans le cadre de la semaine de l’arbitrage organisée depuis 2007 à l’initiative de la Poste, nous vous présentons l’arbitre
Eric Doladille.

+Quel est ton rôle en tant que référent arbitres au sein de Nîmes Olympique ?
Mon rôle est de former les nouveaux arbitres du club, de les accompagner, de les conseiller et de les impliquer dans la vie de Nîmes Olympique.

Je veille notamment à leur donner l’occasion de mettre en pratique leur rôle d’arbitre lors des matchs amicaux, des oppositions internes ou encore de notre tournoi.

Je suis également en relation avec les différents coachs afin de désigner les arbitres pour les rencontres, notamment pendant la période estivale, des matchs de préparation de l’équipe première jusqu’aux U13.

L’objectif est aussi de créer un véritable lien entre les arbitres et le club, afin qu’ils puissent pleinement s’intégrer à la vie de Nîmes Olympique.

+Pourquoi est-il important pour un club de former et d’accompagner ses arbitres ?
C’est important car, en fonction du niveau de son équipe fanion, un club doit respecter certaines obligations en matière d’arbitrage. Il doit notamment compter dans ses rangs des arbitres, adultes ou jeunes, formés et accompagnés par le club.

Cela permet au club d’être en conformité avec le Statut de l’Arbitrage de la FFF, mais également de bénéficier du nombre maximum de joueurs mutés autorisés dans ses différentes équipes.

Au-delà de ces obligations, former et accompagner les arbitres permet aussi de leur donner une vraie place au sein du club et de les faire progresser dans leur rôle.

+Quel message aimerais-tu transmettre aux jeunes licenciés qui hésitent à se lancer dans l’arbitrage ?
Je leur dirais de se lancer, car c’est une excellente école de la vie. Il est d’ailleurs possible de continuer à jouer et à arbitrer en parallèle, jusqu’au niveau senior.

L’arbitrage permet de prendre des responsabilités, de gagner en confiance et de se forger un caractère, tout en étant le garant des lois du jeu et du bon déroulement des rencontres.

Enfin, une carrière dans l’arbitrage peut ouvrir de nombreuses portes et offrir des opportunités que l’on n’imagine pas forcément au départ. C’est une expérience très enrichissante, aussi bien sur le terrain que dans la vie de tous les jours.

+Selon toi, quelles sont les qualités indispensables pour être un bon arbitre ?
Pour moi, un bon arbitre, c’est avant tout un vrai sportif et quelqu’un qui est passionné de football. Il doit être là pour faire vivre le jeu, accompagner les joueurs et faire respecter les lois du jeu, tout en sachant se faire oublier.

Le meilleur arbitre, c’est finalement celui qu’on ne remarque pas, parce que le jeu se déroule naturellement.

+Quel est ton meilleur souvenir en tant qu’arbitre ?
Je retiens surtout de ma carrière la chance d’avoir rencontré des gens formidables à travers toute la France du football. Et surtout, 36 ans après, d’avoir conservé des amitiés durables avec certaines personnes de cette « corporation ».

Avoir eu la chance de vivre des matchs dans des stades comme Bollaert ou Geoffroy-Guichard, c’est quelque chose qui n’a pas de prix. Je pense que seul l’arbitrage peut te faire vivre des moments et te laisser de tels souvenirs.